Un succès pour l’ensemble de la filière qui a porté ce combat. Mais ce combat en première ligne de la France et l’Italie aura des effets pervers. Les bénéfices de cette taxe seront versés au profit de pays européens qui ont accueilli les centres de logistique de l’Ultra-Fast Fashion et donc moins engagés dans cette lutte.
Pour rappel, cette taxe vise l’Ultra-Fast Fashion qui ne représente que 3% des importations en valeur mais qui est en augmentation fulgurante en volume depuis son développement récent en Europe. Faible valeur mais gros volumes majoritairement non recyclables.
source France Info
Cette taxe sera prélevée pour chaque catégorie de produits. Pour un colis avec deux t-shirts, elle sera de 3 euros au total. En revanche, pour deux t-shirts et un pantalon, il faudra la payer deux fois, soit 6 euros au total.
L'objectif pour l'Union européenne est de freiner le flux de marchandises en provenance de Chine. Jusqu'ici, seules la France et l'Italie taxaient les colis. Résultat : les plateformes comme Shein, Tému ou AliExpress contournaient les pays en envoyant leurs produits en Belgique ou en Pologne, par exemple, avant de les livrer en France par camion.
L'harmonisation de la réglementation va-t-elle alors bénéficier aux finances françaises ? Pas sûr, selon Anthony Morlet-Lavidalie, économiste - Institut Rexecode : "Maintenant que les importateurs ont pris l'habitude de passer par des pays tiers, il n'est pas certain que la France puisse retrouver des niveaux d'importation conformes à ce qu'elle avait avant les détournements observés au mois de mars." À partir de novembre prochain, la taxe européenne sera complétée par des frais supplémentaires dont le montant s'élèvera à 2 euros.
La taxe de 3 euros sur les colis extra-européens débute au 1er juillet : En savoir plus

